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Un poil moins saisissant que le dernier Spider-Man Ultimate, mais paru quelques semaines avant, ce jeu a tout pour plaire aux bourrins et joueurs stressés en manque de brutalité. Il n’y a pas de sang, mais les coups sont si puissants, si brutaux, qu’on a presque l’impression de réellement frapper. C’est dire. Hulk Ultimate Destruction, c’est un jeu tout à fait recommandable, qui n’est pas excellent, mais qui a ses atouts. Un bon petit jeu que l’on ressort très souvent.
Verdict !

Les +


  • Le fun
  • L'environnement presque totalement destructible
  • Les parties de baseball ou de football avec les soldats
  • Le prix inférieur à 50€
barre

Les -


  • Durée de vie variable
  • Graphismes un chouilla décevants
  • Manque de profondeur scénaristique
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The Incredible Hulk: Ultimate Destruction
Par Kiklox, le 12 Décembre 2005 à 23:41

Amis serial-killers, amis arracheurs de membres, destructeurs et bourrins en tout genre, amis bestiaux, lapidateurs et déchiqueteurs professionnels, vous n’avez plus rien à vous mettre sous la dent ? Avant de vous attaquer à quelqu’un de votre entourage, venez d’abord vous essayer à ce jeu de Radical Entertainment, qui, il faut le dire, est radical dans sa brutalité. Peut-être que ça vous plaira...



Ah, Hulk ! Ce gros bonhomme vert au slip extensible. On l’aura croisé plusieurs fois en si peu de temps, avec le jeu sorti à l’occasion du film, puis le film lui-même, et ensuite des jeux dérivés qui ont vu le jour sur GameBoy Advance, le voilà qui refait un tour du côté Gamecube. Alors qu'il avait su faire bonne impression la première fois, que ce soit sur portables ou consoles de salon, qu’en est-il de ce second tour ? On se souvient de graphismes en cel-shading plutôt bien adaptés à l’ambiance du comic, on se souvient d’une action frénétique sans répit, capable de calmer les plus grandes ardeurs ; on se souvient aussi d’un doublage de qualité et d'une immersion totale dans la peau de Bruce Banner… on se souvient, on se souvient, on se souvient. Mais les souvenirs servent-ils le présent ? Ce nouveau volet intitulé Ultimate Destruction tente une nouvelle fois de s’imposer, et dans la matière quelques jeux sont passés par là, comme un certain Spider-Man...

Il aime le maïs, ses dents sont blanches.



Que ceux qui veulent se défouler lisent ces lignes : Hulk Ultimate Destruction est clairement un jeu destiné aux joueurs forcenés qui n’ont pas peur de réduire à l’état chaotique une ville des Etats-Unis. Bruce Banner, alias Hulk, n’a en effet pas le sens du détail. Il est plutôt du genre à arracher un building pour écraser une mouche qui l’embête depuis trop longtemps. Qu’il est sadique. Pauvre mouche. Car Bruce Banner ne se contrôle plus quand ses vêtements soudainement se déchirent, que sa peau tourne au vert et qu’il crie plus fort que tout un joli « Raaah. Oh oh oh, Géant Vert ». Et par-dessus le marché, sa force devient terrifiante, et c’est à vous de la contrôler… quel immense plaisir. Le personnage a donc un pouvoir à sa botte, celui de détruire tout ce qu’il rencontre... et cela s’entend rien qu’au premier pas, qui résonne sur le sol comme un poids lourd qui viendrait de tomber du ciel. A cela s’ajoute qu’à chaque saut, aussi minime soit-il, Hulk provoque un cratère. Alors pour le reste, faites marcher votre imagination.



Car servi par une histoire des plus creuses, qui est en contraste total avec ce que pouvait proposer le premier jeu Hulk de 2003 sur GameCube, qui avait le mérite d’être de qualité, ce n’est pas à cela que l’on s’arrêtera. Non, on a acheté ce titre avec pour conscience qu’il devra nous divertir, nous défouler un bon coup, et voilà. Et c’est un peu à ça que se résume le jeu de Radical Entertainment. C’est d’ailleurs le premier regret que l’on éprouve en avançant dans cette trame scénaristique qui n’est au final qu’un bon prétexte pour tout casser et envoyer valser tanks et soldats à une dizaine de kilomètres. Dommage, mais on s’en passera. Car ce ne sont pas non plus les menus fades et leur présentation très sommaire qui nous retiendront de longues heures avant d’entrer dans le vif du sujet : le plaisir défouloir de ce titre.
Toutes nos pulsions dévastatrices pourront trouver un peu de détente grâce à Hulk : envoyer des baffes à des soldats pour les voir atterrir en hurlant leur douleur plusieurs quartiers plus loin, défoncer le sol pour créer un séisme du plus bel effet (suivi d’un ralenti démontrant l’efficacité de votre acte dans les alentours) et ainsi propulser tous les passants et véhicules loin, très loin de vous… ce n’est qu’un bref aperçu de la puissance qui est offerte ici.
#row_endImpossible de cacher la jouissance éprouvée lorsque l’on se sert d’un lampadaire comme d’une batte pour frapper une vieille dame qui marchait trop lentement sur le trottoir, et faire un home-run de toute beauté, qui ravira les gens admirant nos actes devant l’écran de télévision.

Il frappe, il court, il hurle, c’est…



Le pouvoir de Hulk se divise en techniques à maîtriser, et là est toute la profondeur du jeu, avec les nombreux bonus à découvrir à travers la ville, dissimulés sous forme de jetons à collectionner, sans parler des codes (permettant les plus grandes folies). Ces techniques, elles ne s’acquièrent pas naturellement. Pour cela, il faut d’abord remplir les missions de la campagne pour remporter des points, qui peuvent également être rapportés par des défis bonus (courses, concours de home-runs avec soldats, survival…), ou encore en détruisant un maximum d’éléments du décor ou en tuant des passants, et, dernière solution, en récupérant des capsules jaunes valant souvent entre 3000 et 30000 points... mais ces dernières sont bien cachées. Ces points, une fois récoltés, servent à acheter des techniques dans le repaire de Bruce, l’éloignant ainsi du cafardage de la ville ou de la base militaire, qui sont ses deux terrains de jeu préférés. Ici tout est calme et paisible, une église entourée d’un cimetière et habitée par un ami limité un peu givré rappelant le docteur Frankenstein. Non, tout va bien. Mais ces capacités peuvent aussi s’acheter à n’importe quel moment du jeu, par le biais du menu Achat (en appuyant sur la touche START). Et quelle caverne d’Ali Baba !
Au début, il est normal d’être un peu perdu parmi cette foule de techniques en tout genre à acquérir, de la plus puissante à la plus loufoque (renvoyer un missile d'un coup de main ou bien l’attraper pour faire joujou avec, ramasser un peu de tout pour faire une boule de bowling et tenter le strike avec les soldats d’en face, augmenter sa puissance pour aisément réduire à néant un ou deux buildings, planer dans les airs, accomplir plusieurs uppercuts d’affilée, exploser une voiture en deux pour se faire des poings en acier avec sa tôle, sauter plus haut en chargeant davantage son saut...). Et tout se joue parfaitement, les combos sont parfois des enchaînements à effectuer, en appuyant sur plusieurs boutons, mais rien d’insurmontable. Tant que la caméra ne fait pas des siennes, ce qui arrive, malheureusement. Ces techniques ne feront qu’agrandir le panel de coups à effectuer.



Et c’est là que Hulk Ultimate Destruction puise toute sa force ! Un nombre impressionnant de méthodes pour écrabouiller des soldats de l’armée contraints malgré eux à rejoindre le casse-pipe à cause d’un haut commandement peu soucieux de leur sort… C’est défoulant, jouissif, on s’amuse réellement. Mais est-ce que ça dure ? Car bien que les graphismes du premier Hulk fussent plutôt jolis, là tout est une question de goût. Adieu le cel-shading, bonjour la 3D habituelle. Un changement que l’on peut contester. C’est un peu comme Spider-Man d’Activision, qui avait des graphismes réalistes pour Spider-Man 2, et qui est passé au cel-shading pour Spider-Man Ultimate. Ici, c’est exactement l'inverse. Ca peut plaire, comme ça peut moins plaire. Mais cela reste néanmoins très correct, et agréable à l’œil. Les explosions sont vraiment bien rendues, accentuées par un effet de flou bienvenu, qui rend la puissance et les dégâts de Hulk vraiment visibles, presque palpables. Le plaisir quant à lui n’en est pas trop refroidi, et à raison de ne pas passer des journées entières à la suite dessus, ce jeu reste un grand divertissement.
De même, si les graphismes sont corrects, l’ambiance sonore l’est tout autant. Ca pète de tous les côtés, les hurlements, les sirènes, les explosions. Possesseurs de matériel surround 5.1, baissez le son au risque de déranger les voisins. De même, les doublages sont de bonne facture, mention spéciale allant aux voix de certains soldats qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à la voix française d’Ewan McGregor, le célèbre Obi-Wan de Star Wars. Petit parallèle supplémentaire avec Spider-Man Ultimate, dans lequel Peter Parker est doublé par la doublure française d’Hayden Christensen, soit Anakin dans Star Wars. Décidément.

Au fond, un long article ne servirait à rien pour ce jeu, comme pour le genre : ici, on a surtout un moyen de lâcher la pression de la vie de tous les jours, de se défouler un bon coup pour devenir tout à coup zen, ou au contraire devenir davantage brutal, tout dépend des natures. Mais on peut considérer que le jeu vidéo a ce facteur thérapeutique en sa faveur, qui est celui de soupape de la violence : dégager sa colère, sa brutalité dans le monde virtuel, et se sentir mieux après. Ca peut paraître anodin, voire stupide, mais c’est quand on joue à un titre comme ce Hulk Ultimate Destruction, que l’on comprend ce qu’il en est. Et ce qu’il en est aussi, c’est qu’ici, les développeurs de Radical Entertainement tiennent un bon filon, qui ne demanderait qu'à être un peu plus peaufiné et approfondi si suite il y a, pour faire de cette série un incontournable, à l’instar des Spider-Man…

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COMMENTAIRES

Support
  • GameCube
Editeur
  • Vivendi Universal Games
Développeur
  • Radical Entertainment
Genre
  • Action
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   9 septembre 2005
   23 aout 2005
   Non prévue

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