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Fidèle à son talent, Rockstar nous livre un jeu à la hauteur de nos attentes, et même au-delà. Dense, superbe et bourré de bonnes idées, GTA Chinatown Wars s’impose comme l’un des tous meilleurs jeux sur la portable à deux écrans. Les développeurs ont su tirer toute la quintessence de l’écran tactile pour en faire une utilisation intelligente et adaptée à un jeu d’action comme GTA. Ce passage à un support plus limité techniquement n’a d’ailleurs en rien entaché ce qui faisait la réputation de la série sur consoles de salon. C’est donc avec un plaisir intact que l’on retrouvera l’humour décalé, les personnages délirants et les dialogues ciselés dans une aventure vraiment indispensable, à consommer sans modération.
award
Verdict !

Les +


  • Dialogues excellents
  • Réalisation solide
  • Stylet bien utilisé
  • Une ville bien remplie
barre

Les -


  • Les motos
  • Visée foireuse
  • Mode multi anecdotique
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Grand Theft Auto : Chinatown Wars
Par Blayrow, le 11 Apr 2009

Un GTA chez Nintendo. Impensable à une époque mais plus maintenant, le rideau de Fer étant tombé entre Rockstar et la firme de Kyoto. L’arrivée d’un épisode de cette série aussi mythique que controversée sur deux écrans est donc une bonne surprise pour les joueurs, qui ont quand même en tête la très moyenne prestation de GTA Advance en 2004. Qu’ils se rassurent, GTA Chinatown Wars est, à bien des égards, un jeu stupéfiant… et c’est le cas de le dire.


Liberty City rit jaune

Rockstar, champions de la diversité ? Après nous avoir fait incarner tour à tour un rital, un black américain et un serbe peu commode, c’est presque logique qu’un asiatique soit le héros de cet épisode. Huang Lee, jeune malfrat de Hong Kong, se retrouve débarqué dans Liberty City pour le meilleur et pour le pire. Le lieu n’est en effet pas propice à la déconne : les Triades chinoises doivent organiser leur succession après le décès du père de Huang, et seul le détenteur de l’épée traditionnelle pourra prétendre au titre suprême. L’élément perturbateur intervient rapidement, dès l’arrivée à l’aéroport en fait, vu que le malchanceux Huang se fait dérober l’épée par de mystérieux agresseurs. Ne vous y trompez pas, GTA Chinatown Wars n’a rien à voir avec un épisode de la Carte aux Trésors sur France 3, et Nathalie Simon ne vous harcèlera pas du haut de son hélicoptère. Sur son dos, Huang aura plutôt les différents membres des triades, désireux de prendre la succession. Et ça, ce n’est que le point de départ, vu que, comme dans tout GTA, l’histoire se déploiera dans de nombreux embranchements, et fera intervenir de multiples personnages aux personnalités délirantes. Même si les cutscenes ne sont plus que des images fixes accompagnées de texte, la « patte » Rockstar et son humour noir caractéristiques sont toujours là, s’exprimant dans des dialogues (non-censurés) remplis de gimmicks, y compris des références à la Classe Américaine. L’Oncle de Huang est ainsi autant attaché au code d’honneur des triades qu’aux films pornos qu’il mate en cachette, et le reste des personnages oscillent entre mégalomanes pervers, flics ripoux accros à la coke et

autres incapables ambitieux. De quoi arracher quelques rires, si si.



Et à défaut de rires, GTA Chinatown Wars provoquera quelques décrochages de mâchoires. Comme dans quasiment chaque épisode depuis le III, un nouveau GTA explose les limites jusque là établies en matière de réalisme urbain. A côté du gangster, la ville est un autre protagoniste que l’on découvre peu à peu. En passant de la console de salon à la portable, Rockstar n’a pas perdu de son sens du détail, ni de sa capacité à délivrer une atmosphère unique. Un défi face auquel nombreux sont ceux qui se sont cassés la gueule avec des copies maladroites, jamais à la hauteur de l’original. La faute à des villes aseptisées, peu importe leur taille. Chez Rockstar, ce n’est pas le nombre de pâtés de maison qui fait la métropole, mais plutôt ce qui la rend vivante. La ville de Chinatown Wars est grosso modo celle de GTA IV amputée d’Alderney, en vue de dessus, dans une 3D « cartoon » de très bonne facture pour de la DS malgré quelques ralentissements ponctuels. Les routes y sont parsemées de traces de frein et les murs couverts d’affiches et de graffiti. Le trafic y est abondant, rythmée par les feux de circulation et les embouteillages causés par notre conduite sportive. Le jour et la nuit sont gérés en temps réel, tout comme le climat : à une après-midi de beau temps passée à flâner dans Middle Park peut succéder une pluie battante et des éclairs. Les piétons font aussi démonstration d’une certaine intelligence, en sortant leurs parapluies, ou en s’arrêtant pour photographier des lieux touristiques. Faire l’inventaire de tous ces petits détails prendrait un temps considérable, donc on fera court en disant que le jeu est non seulement une réussite au niveau technique, mais aussi pour le design. Quant à la partie sonore, on retrouve en voiture quelques radios thématiques, aux musiques qui tiennent la route, si l’on peut dire, sans atteindre les monuments que sont les tracklists de San Andreas ou GTA IV.

The worst place to be in America

Le décor est planté, place à l’action. Fidèle à la formule, c’est sous forme de missions attribuées par différents personnages que l’on progresse dans l’histoire de GTA Chinatown Wars. Huang passe de pourvoyeur en pourvoyeur, suivant des ordres sans jamais vraiment avoir un semblant de choix, contrairement à GTA IV. Aller tuer un tel sans sommation, poser une bombe dans la voiture d’un gangster corrompu, escorter une cargaison importante assaillie par un gang ennemi, tel sera le dur quotidien de Huang pour satisfaire les désirs de ses supérieurs. D’un autre côté, Chinatown Wars a lui aussi ses atouts. Il faut dire que Rockstar est plutôt du genre touche à tout en matière de gameplay, ce qui donne des situations parfois foireuses sur consoles de salon (ah, les fameux mini-hélicoptères de Vice City…) mais pas sur DS. Chinatown Wars, lui, arrive à concilier savamment l’usage des boutons et de l’écran tactile dans un jeu d’action, défi casse-gueule où bon nombre de prétendants ont échoué. Le stylet sert tour à tour à voler des caisses, pirater des systèmes de sécurité, saboter un moteur ou se fabriquer des cocktails molotov maison à la station-essence du coin. Que ce soit en mission ou en dehors, l’alternance entre les deux usages se fait parfaitement bien, à de très rares exceptions près, et permet d’insuffler de la variété dans le gameplay. Se retrouver à faire le dragon dans une parade du Nouvel An chinois, ça n’a pas de prix…#row_end


Les boutons, eux, servent des desseins plus conventionnels : contrôler le personnage à pied ou en voiture, et mitrailler. Comme l’exige la tradition, chaque voiture en circulation a la possibilité d’être « réquisitionnée », qu’elle soit sur la route où à l’arrêt. Mais gare à la police : dans un vol sur deux, une voiture de flic rôde dans les parages et c’est l’indice de recherche une étoile assuré. Rockstar a d’ailleurs innové en matière de poursuite avec les forces de l’ordre. S’il est possible de les semer et d’attendre que ça passe dans le cas d’un indice léger, à partir de deux étoiles, le stratagème ne prend plus et les autorités collent bien aux basques. Le bon vieux Pay n’ Spray est toujours là pour effacer l’ardoise, mais on peut aussi faire baisser l’indice en envoyant valdinguer les voitures de flics dans le décor façon course-poursuite à l’américaine, quitte à leur rentrer sadiquement dans le lard. Irréprochable sur la conduite, la maniabilité du titre de Rockstar ne l’est pas dès qu’il s’agit de sortir les calibres. Les armes à disposition sont nombreuses, allant du simple flingue au M-16 en passant par le lance-flamme et la tronçonneuse. A signaler également, le jet de grenades au stylet qui fonctionne plutôt bien. Le hic, c’est que l’on hérite à côté d’un système de visée frustrant, la faute à un lock hasardeux. Les gunfights à un contre un ne poseront pas de problèmes aux fines gâchettes, mais dès que le nombre d’ennemis passe à dix, le curseur erre où bon lui semble, lockant souvent des ennemis à couvert tandis qu’un lascar nous plombe gaiement à bout portant. Du coup, la meilleure tactique sera souvent de bourriner en espérant que ça passe. Dommage, d’autant plus que le reste du temps Huang se contrôle à merveille, qu’il coure, nage ou enjambe les haies. Idem pour les voitures, qui loin de se rapprocher d’un semblant de réalisme comme GTA IV a voulu le faire, ont chacune leur maniement propre. N’espérez pas par contre parcourir Liberty City sur une moto, leur vélocité associé à leur manque de protection font de vous un futur éclopé de la route.

Vous êtes arrivé à destination

Dans les rues de Liberty City, le flingue ne sera pas le meilleur compagnon de Huang, mais bien son PDA multifonction. Plutôt bien fichu, il permet d’accéder aux menus du jeu, mais surtout au GPS et au plan de la ville. En quelques clics, on peut se préparer un itinéraire vers n’importe quelle destination, dont le tracé sera ensuite affiché sur le GPS mais aussi, encore plus utile, sur la route, ce qui évite les allers-retours oculaires entre les deux écrans. Le PDA servira également dans ce qui constitue un jeu dans le jeu, totalement indépendant des missions : le trafic de drogues. Principale source de revenus dans Chinatown Wars, la vente et l’achat de produits prohibés est gérée par un système d’offre et de demande vieux comme le monde mais diablement efficace. Chaque gang dans Liberty City tend à vendre à bon prix certains produits, et à acheter à prix d’or d’autres, tout dépend de leurs besoins du moment. En bon commerçant, il faudra savoir en profiter, en sautant sur les bons coups pour se faire un max de thunes. A ce titre, le PDA tient au courant des tendances du moment et informe de la position des dealers, l’essentiel du boulot étant de se rendre d’un point à un autre pour effectuer les transactions. Huang démarrera ainsi les poches vides, mais son portefeuille grandira au fil des deals. De quelques sachets d’herbe vendus à un prix dérisoire, on passe rapidement à la vente en masse de cocaïne, bien plus lucrative. Tout ce trafic peu orthodoxe n’est sûrement pas à négliger vu le peu d’argent que rapportent les missions, et les prix prohibitifs des armes vendues par Ammu-Nation sur son site internet. Ils livrent à domicile, c’est déjà ça.



Dans l’hypothèse assez improbable où vendre de la drogue passerait pour inadmissible aux yeux de certains, ce n’est évidemment pas la seule activité proposée. Tout est possible à Liberty City, avec ou sans argent. Rockstar, en bon samaritain, a inclus une tripotée de mini-jeux sympathiques, du genre une piste de kart, un stand de tir ou les traditionnelles missions de la police et des pompiers. Et puis il y a les à-côtés indispensables pour finir le jeu à 100% : cascades, courses, missions de carnage (hé oui, elles sont de retour)… bien souvent, ce qui ne devait être qu’une simple balade dans les rues se transforme en une virée crapuleuse. Un camion d’Ammu-Nation a le malheur de passer sous votre nez ? Le voler puis le ramener à votre planque fait de vous le propriétaire de son contenu. Les plus timides tenteront leur chance aux jeux de grattage, tel Gérard, pilier de bar au PMU de Douai. Reprises de GTA IV, les rencontres inopportunes avec des personnages marqués en bleu sur la carte seront l’occasion de missions courtes, mais pleines d’humour. Bref, c’est Byzance. Preuve en est, la trame principale de Chinatown Wars ne constitue qu’environ 50% du jeu pour environ 7 heures consacrées, si l’on en croit les stats de votre serviteur. Un peu court donc, mais largement compensé par le reste. Par contre, le mode multijoueur peut à peine être qualifié de minimum syndical. En effet celui-ci contient quelques mini-jeux certes réussis, mais jouables à deux seulement, et même pas en ligne. C’est donc seulement en local que l’on pourra goûter aux joies des courses en versus, au vol de fourgon ou à la défense d’une base en coopération.


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COMMENTAIRES

Support
  • Nintendo DS
Editeur
  • Rockstar Games
Développeur
  • Rockstar Games
Genre
  • Action
Nombre de joueurs
  • 1
Evaluation PEGI
  • 7
Sorties
   20 mars 2009
   17 mars 2008
  

Site officiel
http://www.rockstargames.com/chinatownwars/
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